
Comment ça marche
Une pompe à chaleur capte les calories présentes dans l’air extérieur, dans le sol ou dans l’eau, et les transfère dans le logement. Elle consomme de l’électricité pour faire tourner un compresseur. Son rendement se mesure par le coefficient de performance : un COP de 3,5 signifie qu’elle restitue 3,5 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé.
Ce rendement baisse quand il fait très froid dehors, ou quand il faut produire une eau très chaude pour les radiateurs.
Les trois familles
| Type | Ce qu’elle chauffe | Prix indicatif posée | MaPrimeRénov’ 2026 |
|---|---|---|---|
| Air/eau | Radiateurs, plancher chauffant, eau chaude | 10 000 à 18 000 € | Oui : 3 000 à 5 000 € |
| Géothermique | Idem, en captant la chaleur du sol | Plus cher, forage ou capteurs | Oui : 6 000 à 11 000 € |
| Air/air | L’air des pièces, avec des splits | 3 000 à 14 000 € | Non |
Les prix sont des ordres de grandeur observés en 2025 et 2026, pour une maison. Seul un devis fait foi.
Dans quel logement elle est rentable
Trois conditions font une bonne installation :
- Le logement est isolé, ou le sera. Sinon il faut une machine puissante, chère, qui tournera en permanence.
- Les émetteurs sont adaptés. Un plancher chauffant ou de grands radiateurs acceptent une eau à basse température, là où la pompe à chaleur a son meilleur rendement.
- Elle est dimensionnée sur un calcul, pas au jugé. Trop puissante, elle s’use en cycles courts ; trop faible, elle laisse la résistance électrique d’appoint faire le travail.
Les aides en 2026
Par geste, MaPrimeRénov’ finance les pompes à chaleur air/eau et géothermiques, pour les revenus très modestes à intermédiaires :
| Revenus | Air/eau | Géothermique ou solarothermique |
|---|---|---|
| Très modestes | 5 000 € | 11 000 € |
| Modestes | 4 000 € | 9 000 € |
| Intermédiaires | 3 000 € | 6 000 € |
| Supérieurs | Non éligible | Non éligible |
S’y ajoutent les primes CEE, dans la limite de 90, 75 ou 60 % du coût TTC selon vos revenus, la TVA à 5,5 % et l’éco-PTZ. Un audit réalisé avec l’installation ouvre droit en plus à 300 à 500 € de MaPrimeRénov’. Le mode d’emploi officiel annonce une offre « clé en main » à partir du 1er octobre 2026, dont les conditions restaient à publier.
L’installateur doit être RGE, et le devis doit mentionner l’efficacité saisonnière de l’appareil, exigée pour les aides.
Entretien et obligations
L’entretien d’une pompe à chaleur de 4 à 70 kW est obligatoire tous les deux ans, par un professionnel. Il vérifie notamment l’étanchéité du circuit de fluide frigorigène. Gardez l’attestation : elle sert en cas de panne, de sinistre ou de revente.
Sources
- Anah, MaPrimeRénov’ : le mode d’emploi, septembre 2026 (forfaits par geste).
- ADEME, guide « Installer une pompe à chaleur ».
Questions fréquentes
Une pompe à chaleur fonctionne-t-elle avec de vieux radiateurs ?
Oui, à condition de choisir un modèle capable de produire de l’eau assez chaude, dit haute température, et que les radiateurs soient assez grands pour les besoins du logement. Le rendement baisse quand la température de l’eau monte : c’est un point à faire vérifier avant l’achat.
La pompe à chaleur air/air est-elle aidée ?
Pas par MaPrimeRénov’ en 2026 : seules les pompes à chaleur air/eau, géothermiques et solarothermiques y ouvrent droit. Une pompe à chaleur air/air peut en revanche bénéficier de primes CEE et de la TVA réduite dans certaines conditions.
Combien fait-elle économiser ?
Face à une chaudière au fioul ou à des convecteurs électriques anciens, la facture de chauffage baisse souvent de moitié ou plus, dans une maison isolée. Face à une chaudière gaz récente, le gain est plus faible. Seule une étude sur votre logement peut le chiffrer.
Est-elle bruyante ?
L’unité extérieure produit un bruit de ventilateur. Placée loin des chambres et des voisins, sur des plots anti-vibratiles, elle ne gêne pas. Mal placée, elle peut créer un trouble de voisinage : c’est un point à régler avant l’installation.
